Introduction

Aujourd’hui, le système éducatif français pose de nombreux débats à travers la société. La France, remet en cause son système d’éducation et chaque année, de nombreuses idées de réformes sont émises. L’école française est obligatoire de 6 à 16 ans depuis 1959 par la réforme Berthoin, auparavant, l’instruction obligatoire était maintenue jusqu’à 14 ans en 1936, et 13 ans en 1882, par la loi Ferry. L’école est gratuite et laïque, depuis la loi Ferry de 1882, dans les établissements publics, mais il existe aussi des établissement privés, payants et religieux (majoritairement catholique). Le système scolaire français est découpé en plusieurs niveaux. Tout d’abord la primaire, regroupant l’école maternelle, depuis 1881, accueillant les enfants de 2 à 6 ans, puis l’école élémentaire trois cycles, s’étalant sur 5 ans. Ensuite, le secondaire donc, pour commencer le collège, durant quatre ans avec un examen national à la fin de l’année de troisième, le Brevet des collèges. À environs, 15 ans, les élèves, par rapport à leurs résultats et attentes se dirigent vers des filières professionnelles, technologiques ou générales. Puis le lycée, pour trois ans avec un examen final, le baccalauréat. En ce qui concerne la préparation au Baccalauréat général, celui qui mobilise une majorité d’étudiant (80% en 2016 selon l’éducation nationale), il est divisé en trois filières, la Scientifique, la plus prisée aujourd’hui concentrant 36% des étudiants en classes générales, la Littéraire qui, victime d’une sorte de mauvaise réputation, ne mobilise qu’un élève sur dix, et l’économique souvent perçue comme une alternative et qui reste la filière la plus générale des trois, mobilisant un élève sur cinq. Cette organisation date de la réforme de 1995, remplaçant la mise en place des baccalauréat A, B, C, D, E et T en 1968. Les élèves peuvent recevoir leur baccalauréat avec des mentions, Très bien, Bien et Assez Bien. Ces mentions ont été mises en place par la réforme Napoléonienne en 1840.

L’école incarne pour les français une institution dont le but va bien au-delà de l’apprentissage, représentant à elle seule des valeurs chères à notre société, en effet les français sont fiers de clamer que leur école semble être une des plus égalitaire au monde avec un système à objectif méritocratique, un idéal selon lequel n’importe quel enfant de n’importe quel milieu peut intégrer en théorie les plus hautes sphères de la société française en excellant à l’école.Pourtant, la France est désormais considérée comme « mauvaise élève » par rapport au reste du monde et certains parents semblent aujourd’hui s’écarter de ce système en faveur de systèmes alternatif (développement croissant de 199 écoles alternatives à ce jour).Pourquoi? De nombreux débats voient le jour et suscitent diverses opinions, un des nombreux sujets est l’évaluation des élèves. Aujourd’hui, et cela, depuis la signature de l’arrêté du 5 juillet 1890 par Léon Bourgeois, l’excellence est régulée par un système homogène de notation. La notation de 0 à 20 telle qu’elle est utilisée aujourd’hui est instaurée en 1890, mais est remplacée en mai 1968 par une évaluation plus générale notamment par l’usage de lettres (de A à E) pour ensuite revenir à une notation chiffrée de 0 à 20 en 1971. Ce système d’évaluation est ancré dans nos origines et valeurs françaises. Mais est-il encore juste ? Quelle est sa valeur aujourd’hui ? La note ne semble-t-elle une simple récompense pour les enfants, considérés comme de bons élèves ? Et ceux en difficulté face à ce système de notation, sont-ils pour autant de «mauvais» élèves ?

Ainsi, quels sont les différents impacts du mode d’évaluation du système éducatif français sur les élèves et les résultats en France ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre à travers notre TPE. Tout d’abord nous nous questionnerons sur la nature de la note, une sanction ou une base de progression ? Pour ensuite évoquer les alternatives au problème posé par le système de notation.