Conclusion

Ainsi, pour certains la note de zéro à vingt, de part ses problèmes d’objectivités et de légitimités, ses conséquences physiques et morales sur la motivation et la santé de l’élève s’avèrent ne plus pouvoir être d’actualité. L’étude PISA prouve en effet que, dans le cas des élèves français, l’instruction basée sur le mérite et la sanction ne porte pas ses fruits puisque le classement de la France dans cette étude n’atteint pas les sommets, bien au contraire. Traduisant un manque de savoir-faire et de connaissances des collégiens français dans les matières jugées importantes.

De plus, d’après André Antibi, la note développerait aussi une pression du coté du cadre enseignant puisqu’elle incarnerait la mesure de ce que vaut leurs enseignements au niveau qualitatif. Ceux-ci seraient alors inconsciemment poussés à s’imposer un taux moyen de réussite plus ou moins proportionnel à celui d’échec. Il en est de même pour la renommée des écoles.

En effet, ce n’est plus uniquement pour les élèves que la note serait perçue comme une limite ou un frein mais aussi pour ceux qui les encadrent.

Cependant la supprimer radicalement ne semble ni être possible ni être la solution, le problème de noter des compétences sans note reste insoluble puisque se situer par rapport à des compétences fixes et à d’autres élèves restent très encré dans les mœurs français. Et si quelques alternatives comme les pastilles de couleur où les lettres ont eu l’occasion d’être instauré, les enseignants se sont vite rendu compte que la morale était la même et que les élèves le percevaient de la même manière et en souffraient tout autant.

La solution serait donc non pas de supprimer le système de notation, mais de modifier la signification de celui-ci aux yeux des personnes concernées et ainsi de lui rendre sa valeur initiale, évaluer et non plus sanctionner.

Il existe dans ce sens des méthodes alternatives mises en place dans certaines écoles privées basé sur la pédagogie de Maria Montessori et plus globalement dans d’autres pays comme la Finlande où sont valorisées les réussites et découvertes de l’enfant plutôt que leurs échecs instaurant ainsi une ambiance sécurisante loin du stress éprouvé par les enfants en scolarité classique française. Cependant, des limites rendent la possibilité d’élargir ses méthodes à de plus grandes échelles assez faibles (budget nécessaire important, réorganisation totale du système français, nouvelles formations des professeurs requises, mise en place générale…)

note

Et même si le problème de la note est encore très actuel et suscite encore beaucoup de débats et d’oppositions, la volonté de mettre en place de nouvelles réformes par le gouvernement de Mr Emmanuel Macron, président de la République Française, pourrait donner l’opportunité à la note de changer radicalement d’image et de se réactualiser. Le fondement du problème étant que l’investissement et l’anxiété des élèves n’aboutissent pas toujours à l’acquis de compétences et de qualifications, la suppression des filières générales L, ES et S au profit d’un choix personnel de matière sous forme de menu pourrait permettre aux élèves de se motiver d’avantage à travailler sans pour autant avoir l’impression d’en être obligé et permettre réciproquement à l’école de se réinventer. S’ajouterait à cela la revalorisation des bac professionnels et des débouchés qu’ils représentent. Il faut donner confiance et conviction dans nos élèves. Il faut les pousser à exceller dans ce qui leur plaît et cela peu importe ce dont il s’agit. Dans ce cas la note n’en ressortirait que grandi et retrouvera son sens initiale.